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PYRENEES - GR10 - JOUR 36

Jour 36 – Lundi 16 août 2004

 
Réveil 6h00 comme d’hab. – Lever 7h15 – Départ 8h12
Pas très envie de me lever ce matin non plus ! Je termine le modeste fond de biscuits pour chien essentiellement composé de brisures et morceaux miniatures et entame le triste rituel du matin, consistant à plier une tente dans laquelle je suis bien (par beau temps, sans fuites inopinées !) et à partir. Les deux suisses partent un peu avant moi et juste devant eux passe Philippe, le « professeur Tournesol » au sac à dos Frontier 65 de Lowe Alpine, rencontré la première fois le 31 juillet (20e jour, soit il y a plus de deux semaines), au col du Pas de Couret (2131 m), au dessus des Granges d’Astau. Il me salut sans me reconnaître.
Le cheminement vers Pyrénées 2000 s’effectue sur un large sentier jonché de pierres, à travers une pinède qui sent bon le Sud et la Méditerranée. Des nuées de moustiques et de moucherons barrent le ciel et il faut bien prendre garde à fermer la bouche lorsqu’on traverse ces nuages d’insectes. Plus loin, on rejoint ce qui semble être, l’hiver venu, une piste de ski de fond, large et un peu vallonnée jusqu’aux environs de la station où le balisage se perd définitivement dans un lotissement de chalets en construction. Merveilleux chalets en rondins de type nordique. J’en veux un !
Ayant perdu mon chemin bien malgré moi, je décide d’aller au cœur de la station où je trouverai soit le balisage, soit un office du tourisme. Il y a du réseau. A la station, on me renseigne comme il faut. La météo des deux prochains jours n’est pas optimiste. Améliorations à partir de mercredi seulement. Espérons que cela se révélera aussi juste et fondé que les prédictions de Paco Rabanne pour l’An 2000 !!! « Et la station MIR s’écrasera sur Paris ! » En attendant, c’est lui qui s’est bien écrasé. Tellement bien qu’on n’entend heureusement plus parler de lui…
Chez l’épicier du coin qui se nomme ici « dépanneur », comme au Québec, je me déleste des derniers euros contre deux tablettes de chocolat Lindt (pas les meilleures, mais les moins chères) et un petit pot de Nutella. Petit pot que je n’ai pas l’intention d’apporter à Mère grand, car je lui règle son compte sur un banc au bord de l’étang de Ticou. Fontaine d’eau potable. Le balisage me conduit à Bolquère et je stoppe devant la poste à 11h30. De l’autre côté de la rue, chez le boucher-épicier, j’en ai pour 33 euros environ. Je le dis de mémoire, car on ne m’a pas donné de facture ici non plus. C’est une habitude dans le pays ou quoi ? Ils cherchent à frauder le fisc, tous ces commerçants ? Il n’y a pas tout hélas : pas de biscuits pour chien, ni de saucisson au détail, car j’aurai bien pris des deux. Mais je trouve mon bonheur avec :
-     deux sachets de soupe (4 personnes)
-     4 tablettes de chocolat Lindt (encore, car c’est la moins chère)
-     500 g de bonne semoule à couscous,
-     le même quatre quart industriel
-     1 paquet de biscuits prince
-     8 pains au chocolat sous vide
-     2 sachets de gruyère Emmenthal à 250 g
et pour midi :
-     1 boite de thon à la catalane
-     6 cornets de glace au café
-     1 bouteille de 1,5 litre d’Orangina
Je retrouve les deux suisses à la sortie de l’épicerie. Ils se font expliquer par le patron qui parle un anglais approximatif avec un accent espagnol, la suite du GR et la route à prendre. Fort de cette victuaille nouvelle, je vais grignoter devant l’église de Bolquère où se trouve poubelle et fontaine. Un banc aussi aurait très bien fait l’affaire ! Sur la porte de la petite mairie de Bolquère, j’ai pu lire tout à l’heure que le village se prévalait d’avoir la gare la plus haute de France avec 1500 et quelques mètres d’altitude. Doit pas voir passer beaucoup de TGV quand même !
La route jusqu’au col de la Perche est sans surprise, car il s’agit bel et bien d’une route ! Ensuite on tourne à gauche pour cheminer calmement dans les champs où un agriculteur est affairé à faner. Du foin, des herbes hautes, des fleurs. Mais plus de papillons. Plus guère de bousiers non plus. Font-ils la réputation et la fierté de l’Ariège voisine ? Ils le mériteraient tant ils sont nombreux sur ces sentiers ! Insecte attachant même s’il a un fort penchant pour la scatologie ! De la Cabanasse au village de Planès, à travers champs et coteaux, balade bucolique.
A Planès, je me pose au gîte d’étape situé juste à côté du départ du GR. Une heure et demi, le temps de me reposer un peu et de recharger une batterie d’appareil photo. On me dit que le « randonneur Tournesol » est arrivé au gîte et qu’il s’y repose ! Je prends un Orangina en cannette (2 euros, çà me libère de ma mitraille) et bois un bon litre de ma bouteille, assis à l’ombre, tout en laissant passer pour un peu, la chaleur de l’après-midi. Sous la véranda du gîte, il y a une carte en relief des Pyrénées orientales et pour la première fois, je peux véritablement visualiser « le peu » de distance qu’il me reste à parcourir jusqu’à la grande bleue. Encore un peu, mais pas tant que ça.
La montée vers le Pla de Cédeilles était réputée grimpante et je l’imaginais difficile. Elle monte un peu au début c’est vrai, mais je l’efface en 50 minutes contre 1h15 indiquée en bas, au panneau. Avec ma fatigue accumulée et la bouffe nouvelle dans le sac, pas mal, non ?!!! Du Pla de Cédeilles au refuge de l’Orry, le type de la FFRP chargé des graphiques a tracé une belle descente uniforme, une jolie pente de toit. Une fois de plus, il est cruellement démenti par la réalité du terrain. En effet, durant une bonne demi heure, le sentier n’est que faux plat souvent montant, parfois plat, peu descendant. Ce n’est qu’à partir du moment où l’on entend le torrent que le sentier perd de l’altitude. Et arrivé tout en bas, il faut encore gravir durant dix bonnes minutes une belle petite colline herbeuse, passer devant un vieil abri en pierres sèches et franchir le ruisseau, sur un pont en béton. Depuis le pont, le sentier descend sur le refuge de l’Orry tout proche. Refuge est sans doute un terme bien pompeux ou galvaudé. Cabane améliorée semble plus approprié. Un groupe d’ados, trois grosses tentes igloo sont plantées devant. Ca tombe bien, car je n’avais nullement l’intention de bivouaquer ici ! Trois photos et au revoir ! Le sentier toujours très large, descend bien cette fois-ci. Une barrière, un mini carrefour et il faut remonter une centaine de mètres pour atteindre la cabane d’Aixques (1685 m). Un petit ruisseau coule à quelques mètres, sous les herbes. Prendre le sentier en contrebas de la cabane, franchir le muret de pierre, c’est là ! 18h45, enfin arrivé. Un peu de brouillard recouvre la prairie. Je plante ma tente à un emplacement qui a dû en voir passer d’autres, car je retrouve une sardine en alu. Mouches, moustiques et autres bestioles volantes et piquantes viennent presque immédiatement se lover sous le double toit. Est-ce sa saleté ou ma puanteur qui les attire à ce point ?
Repas du soir :
-          1/2 sachet de soupe (4 personne – soupe aux lardons)
-          1 peu de semoule sucrée
-          2/3 d’un gruyère de 250 g. Ca manque, le fromage !
-          1/2  tablette de chocolat
-          3 pains au chocolat
 
Dehors, il fait désormais nuit à 21h30, je pense.
Une chouette hulule dans la nuit, et une autre bestiole non identifiée fait ses gammes, en une espèce de toussotement rauque et répétitif. Ce n’est pas un loup, ce n’est pas non plus un ours, alors tout va bien. Tout ira bien surtout s’il ne pleut pas dans la nuit…
Demain, ascension du col Mitja (2367 m), l’un des derniers cols aussi hauts de la traversée. Vu d’ici, les quelques 682 m de dénivelé ne semblent pas bien évidents. Vu d’ici ! Demain soir, si tout se passe bien, il me plairait d’être soit au village de Mantet, soit à Py ce qui serait carrément mieux.
Plus que quelques jours et c’est la quille !
 
Couché à 23h00. 14°C sous la tente.
 
6h31 de marche effective
 
 
 

Date de création : 22/08/2008 @ 17:02
Dernière modification : 22/08/2008 @ 17:02
Catégorie : PYRENEES - GR10
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