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COMPOSTELLE - GR65 - JOUR 24
Jour 24 – 19 avril 2009 – chemin de Compostelle (+ 9 jours du Puy)  
 
Du champ après Livinhac le haut à un champ après Béduer
 
En montant progressivement du lieu de bivouac vers Montredon, le paysage découvre la vallée du Lot entièrement noyée sous la brume et on n’a aucun mal à dessiner le cours de la rivière. Entre Montredon et Saint Félix, les 2h15 nécessaires se passent alternativement à l’ombre et au soleil. Au soleil, cela signifie marcher sur la route goudronnée tranquille et profiter du beau temps. A l’ombre, c’est emprunter les petits sentiers toujours boueux, souvent ruisselants d’une eau qui ne peut s’évacuer que par là. 3 kilomètres avant Saint Félix, un vaste plan d’eau permet aux pécheurs du dimanche de se détendre et embellit le paysage de près et de bois. Nous sommes dans le département du Lot (46). Encore quatre autres départements, et au bout du dernier : Saint Jean Pied de Port. Des bancs derrière l’église du hameau de Saint Félix (300 m) permettent de pique-niquer et de profiter de la chaleur du soleil de midi. Pas trouvé de fontaine. Dans l’église, très joli vitrail en hommage à San Jacobi. Le plus beau de tous ceux découverts sur le chemin de Compostelle.
Il faut environ deux heures pour atteindre le point de jonction avec la variante directe pour la Cassagnole. Désolé, en ce dimanche certes ensoleillé mais où tout devrait être fermé, je n’ai pas eu le courage de descendre à Figeac, grosse ville étalée sur la colline d’en face. La ville natale de Jean-François Champollion attendra encore un peu. Après la variante, le balisage réglementaire rouge et blanc est parfois inexistant au lointain. Je conseille de suivre les panneaux verts du gîte de Saint Jacques (à la Cassagnole). Entre les deux, on arrive à s’y retrouver, d’autant que d’importants travaux de terrassement défigurent l’itinéraire. Le balisage toutefois, dans sa grande mansuétude, nous conduit devant une colonne dressée face à Figeac (Aiguille du Cingle ?). Bancs et fontaine à proximité ainsi que quelques arbres pour l’ombrage. Pause de quarante minutes, car le principal de la journée est effectué : contourner Figeac et arriver à la Cassagnole. Une demi heure suffit, pour sortir de la zone industrielle (choc entre les usines et le randonneur équipé de bâtons qui passe à travers çà à pieds…), franchir quelques fermes et se retrouver dans la nature, sur ces petites routes empruntées uniquement par les habitués et arriver à la Cassagnole (311 m). Le gîte de Saint Jacques est en fait un ancien hameau transformé pour le plaisir du randonneur fatigué.
On s’y sent tout de suite bien, au milieu des chants d’oiseaux et de la fraîcheur de l’ombre. L’hôte accueille sans plus de manière et tutoie immédiatement. Barbu, la soixantaine, il bricole. Je regrette de n’avoir plus le temps de discuter car il est de ceux avec lesquels on a réellement plaisir à s’entretenir. Une autre fois sans doute ? En remontant l’allée privée du gîte, voici qu’arrive Willy, le randonneur suisse de Berne. Il va passer la nuit là. Je suis bien content de le voir. Echange de nouvelles, sensations sur l’itinéraire. Néanmoins je ne pensais pas le revoir de sitôt ! Je force le pas jusqu’au prochain village de Faycelles (310 m) où on m’a assuré qu’il y avait une cabine à cartes. Une cabine de merde, oui, qui ne prend ni les cartes téléphoniques, ni les cartes bancaires, ni les pièces. Il n’y a aucune fente pour les cartes ou la monnaie. Cette cabine de merde fonctionne uniquement avec un code téléphonique. Je vais papoter dix minutes avec la patronne du bar-restaurant-gîte. Internet est branché sur la météo. Déçu de n’avoir pu téléphoner, je fais l’impasse sur l’église de Faycelles. Aller, direction Béduer, pour continuer d’avancer encore un peu.
 J’entre dans le village qui pourtant est hors GR (plus d’un kilomètre) à la recherche d’une vraie cabine téléphonique. Ici, la même cabine de merde qu’à Faycelles. Je n’ai pas emporté de portable, faisant suffisamment confiance à la quantité de villages traversée pour trouver mon bonheur. Saloperie. Y’a des ingénieurs chez France Télécom qui sont payés pour pondre des cabines inutilisables comme çà ??? 19h12, à la sortie du village, dans les champs plats, la tente est montée et me voici allongé, près au repos. 20h30, l’averse débute. Pas trop j’espère car la tente est mal tendue et diminuée par la casse. Casse aussi de la fermeture de la sacoche de l’appareil photos. Faudrait arrêter les catastrophes, sinon Hendaye risque d’arriver dans la douleur.
16°C à 20h45 sous la tente. Altitude 265 m. Baro : 980 Hpa.
Demain soir à Limogne en Quercy ?          
 
Durée effective de marche : 8h09
 

Date de création : 28/06/2009 @ 10:47
Dernière modification : 28/06/2009 @ 10:47
Catégorie : COMPOSTELLE - GR65
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