Texte à méditer :  Que nul, par colère ou par haine, ne souhaite du mal à un autre.   BOUDDHA
Image au hasard

Randos

Fermer 0) Cartes

Fermer 1) Alimentation

Fermer 2) Matos

Fermer 3) Régles de sécurité

Fermer 4) Trucs en vrac

Fermer ALPES - GR5

Fermer CHARTREUSE - GR9

Fermer COMPOSTELLE - GR65

Fermer OISANS - GR54

Fermer PYRENEES - GR10

Fermer QUEBEC - Route Verte 2

Fermer QUEYRAS - GR58

Fermer VERCORS - GR91

Vous êtes d'ici aussi !
COMPOSTELLE - GR65 - JOUR 29
Jour 29 – 24 avril 2009 – chemin de Compostelle (+ 14 jours du Puy)  
 
De Lauzerte à Moissac (gîte)
 
Petite journée de marche exceptionnellement ensoleillée qui m’a conduit de Lauzerte à Moissac. Ce matin, je ne suis pas très motivé pour quitter le gîte. Fatigué déjà de bon matin ! Au bout d’un mois de rando, l’usure devient la norme. Petite visite dans le centre bourg, au bureau de poste et dans l’église qui abrite des peintures sur bois du père d’Ingrès. Statue de Saint Jacques. Je rencontre le « randonneur des Préalpes » qui est seul désormais, son ami marchant en retrait. Il commence à être fatigué aussi mais garde bon moral pour atteindre Compostelle. Je l’espère pour lui, car je ne le reverrai plus. En suivant le balisage, sur les façades des maisons de Lauzerte, il y a comme des fresques. Au début, pas bien réveillé, j’avais pris ça pour des cadrans solaires. Mais ce sont en réalité des panneaux de contestation contre les antennes relais de téléphonie mobile implantées dans le village. Jolis visuels, plus esthétiques qu’efficaces malheureusement. A la sortie du gros bourg étalé au sommet de la colline, le balisage est un peu sommaire. Une automobiliste me remet sur le chemin en s’arrêtant à ma hauteur. Elle me demande où je compte aller.
-         Un peu après Moissac, si possible.
-         A Boudou ?
-         Sais pas.
-         Parce que j’ai un gîte là bas et…
Fin de la discussion improvisée sur la chaussée, car la voiture située derrière elle, klaxonne pour avancer. C’est pas bien de klaxonner inutilement, on risque une amende… Mais quand ce sont les gendarmes qui le font !...
Itinéraire vallonné pour passer près d’un très beau pigeonnier au Charton puis à la chapelle Saint Sernin restaurée. Peu de similitudes avec la basilique célèbre de Toulouse qui est bien plus belle. Mais la restauration due à l’association locale mérite l’admiration. Décoration sommaire et dépouillée, aucun vitrail. Un peu de bois, de route et de passage dans les champs permet de remonter la colonne de pèlerins qui me devance. C’est Mao tsé toung, grand démocrate devant l’Eternel, qui a dit :
Celui qui met ses pas dans les traces de celui qui le précède, ne le dépassera jamais.
Pas tout à fait exact mon petit bonhomme, car sur le chemin de Compostelle, il est fort aisé de rattraper et doubler des randonneurs moins en forme ou peu habitués à marcher sur de longues distances. Bientôt plus la peine de faire attention au balisage, suffira de regarder les autres devant soi et de suivre bêtement. Il faut compter 2h45 pour joindre le hameau de Durfort Lacapelette. Pas d’église, pas de mairie, pas de commerce hormis le relais Saint Jacques : un bar adossé à une épicerie, l’ensemble tenu par un couple à la sympathie hésitante. Courses sommaires pour un pique-nique improvisé. Je suis rejoint par une québécoise partie du Puy et allant à Saint Jean Pied de Port et originaire du Mont Tremblant.
Après Durfort Lacapelette, le sentier passe près d’un petit étang. Beaucoup d’étangs vus ces jours derniers, certains aménagés pour les canards, oies et autres volatiles à foie gras. Longue ligne droite goudronnée bordée de platanes et on retrouve le sentier au milieu des champs. Long parcours entre des hameaux ou lieux-dits sans intérêts et arrivée dans les « faubourgs » de Moissac. Il ne faut pas croire qu’au panneau d’entrée de la ville, on est arrivé ! Il reste facilement encore deux kilomètres avant le centre-ville et le cloître, mais le balisage conduit tout droit à l’office du tourisme qui en garde l’accès. Visite de l’église évidemment. Simple, sombre, avec un gros orgue posé au milieu du mur vide, trop grand pour lui, comme d’un placard de formica fixé sur le mur d’une cuisine lisse et sans charme. Ca dénote un peu. Par contre, très belle sculpture de bois grandeur nature et colorée représentant la mise au tombeau. Là, devant l’église je discute avec plusieurs couples. Certains finissent le chemin de Compostelle, d’autres, simples touristes aimeraient le faire un jour. Consultation d’internet à l’office du tourisme. 4 euros la demi heure, pas donné. Je demande ensuite à l’hôtesse s’il existe un gîte à Boudou, puisque ce matin à Lauzerte une femme m’en a parlé. La fille très gentille et sans doute un peu maligne, me demande si je ne préfère pas dormir plutôt à Moissac. Et de m’indiquer le gîte d’étape à deux pas : le Carmel. J’y vais bien sûr. C’est là le point de ralliement de tous les pèlerins et randonneurs. Maison tenue par le caf. Belle bâtisse, confort excellent.
Pour le reste, l’accueil caf…
Retour précipité à l’office du tourisme pour visiter le cloître qui est peut-être l’une des sept merveilles du chemin de Compostelle. Il ferme dans dix minutes, et pour la peine, on ne me fait pas payer l’entrée. Merci, bien gentil. Mais cela impose une visite au pas de charge, peu propice à savourer la majesté du cloître, les innombrables sculptures ciselées avec finesse, et le bien-être général qui en résulte. Belle lumière de fin d’après-midi, pour les photos.
Très heureux d’avoir pu visiter le cloître de Moissac, par beau temps.
Avec la cathédrale du Puy et le trésor de Conques, c’était là mes trois objectifs culturels de la rando.             
Une demi heure plus tard, je rencontre à nouveau la fille de l’office du tourisme qui m’a incité à dormir à Moissac. Je lui demande si par hasard elle ne connaîtrait pas… un restaurant chinois ! Il en existe un sur le balisage, un peu plus loin : Délice d’Asie. Le soir, buffet à volonté pour 16 euros.
Retour au gîte, satisfait et repus. Demain, mauvais temps apparemment. Pas trop de pluie, pas trop longtemps, pas trop vite ? Baro : 993 Hpa à 21h17. Ce soir à Moissac, je suis à la moitié des mes cartes au format A4 et scannées avec méticulosité et soin : sur la treizième, entre le Puy et Hendaye. Donc en théorie, il me reste quinze jours de randonnée pour voir l’Atlantique ?     
 
Durée effective de marche : 5h50
 
 

Date de création : 01/07/2009 @ 16:58
Dernière modification : 01/07/2009 @ 17:00
Catégorie : COMPOSTELLE - GR65
Page lue 2184 fois


Imprimer l'article Imprimer l'article


react.gifRéactions à cet article

Personne n'a encore laissé de commentaire.
Soyez donc le premier !


Connexion...
  Membre: 0

Votre pseudo:

Mot de passe:

[ Mot de passe perdu ? ]


[ Devenir membre ]


  Membre en ligne: 0
  Anonymes en ligne: 5

Total visites Total visites: 318224  

Record connectés:
Record connectés:Cumulé: 168

Le 01/06/2012 @ 06:46


Webmaster - Infos
Vous êtes ici !
^ Haut ^