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COMPOSTELLE - GR65 - JOUR 30
Jour 30 – 25 avril 2009 – chemin de Compostelle (+ 15 jours du Puy)  
 
De Moissac à Saint Antoine (gîte)
 
J’ai eu beaucoup de mal à m’endormir, car dans cette chambre de quatre couchages, au Carmel de Moissac, nous sommes seulement deux. Et le type avec lequel je suis tombé, ronfle à en faire s’affaler les murs. J’ai bien essayé de siffler, des petits claquements de lèvres, rien n’y fait : j’ai l’impression d’être à côté d’un hélicoptère en phase de décollage… comme il se fait tard et que j’aimerais bien fermer l’œil avant le lever du soleil, je frappe quelques coups sur le placard, comme on le ferait sur une porte d’entrée. Le type se réveille en sursaut :
-         C’est qui ? C’est qui ?...
-         C’est juste moi.
-         Ah, je ronfle c’est çà ? Pourtant je dors sur le côté.
-        
Le type se rendort avec un ronflement plus discret, propice à un meilleur sommeil pour lui comme pour moi. A cet instant, je repense au sympathique patron du magasin de souvenirs de Nasbinals (Jour 19) avec qui j’avais pris un réel plaisir à discuter. On parlait rando, autonomie et du fait que je dorme sous tente lorsqu’il fait beau et le plus souvent possible.
-         Oui, lui avais-je dit, je n’aime pas trop dormir dans les gîtes, la plupart du temps on paye pour écouter les autres ronfler !
CQFD. Dans ces moments de solitude où on est obligé de supporter le ronflement immodéré et bruyant d’un inconnu, on en viendrait à espérer que l’autre s’étouffe à tant respirer et que l’on en soit définitivement débarrassé. Mais ce ne sont pas là de saines pensées chrétiennes et si on les avait, il faudrait illico aller se confesser, comme la très gentille femme de ménage de la cathédrale du Puy ! (Jour 15).
Bref, la nuit se passe et à partir de 6 heures, les premiers pèlerins plutôt matinaux commencent à ameuter le bâtiment plutôt bien rempli. Parmi eux, Willy et ses deux copines suisses allemandes. Le ronfleur de service part à 7h15 en s’excusant à nouveau. Le temps de ranger mollement mes affaires, me voici à 7h30 dans les rues de Moissac, sous le petit crachin. Le balisage passe devant le resto chinois, face à la gare, franchit un petit pont qui enjambe le canal du Midi. D’ici et jusqu’à la hauteur de la lointaine Pommevic, tout n’est que douce platitude le long du canal bordé de platanes à perte de vue. Parcours parfois sinueux, sans difficulté ni surprise. Aucune possibilité de se tromper d’itinéraire non plus, pris que l’on est entre la Garonne à gauche et le canal du Midi à droite. Les kilomètres s’enchaînent sans trop de fatigue mais dans un décor parfois monotone rendu quelque peu humide par le crachin qui se métamorphose en pluie fine, durable et pénétrante. Un petit écureuil vit là. Au moins il aura toujours à boire ! Difficile de se localiser avec exactitude avant d’atteindre le pont de Pommevic, au bout de trois heures depuis Moissac. Ca ressemble presque à « un pont trop loin ! ». Deux ou trois minis péniches amarrées là ponctuent les distances. A ce pont tant attendu, on quitte enfin la monotonie apaisante et soporifique du canal pour longer une route au milieu de nulle part, sous de véritables hallebardes.
Les rares voitures roulent feux allumés et les nuages gris chargés de pluie interdisent une vision à longue distance. Je ferai bien une petite pause, mais où donc, sous cette averse ?!!! Le village d’Espalais (60 m) pointe le bout de son nez. Rien de bien folichon ici. Un vaste abri bus à la sortie du village fait une halte sommaire mais appréciée, au sec et abrité du vent. 10°C à 11h20, avec une pointe de vent bien fraîche. Fait vraiment pas chaud en bermuda ! Je conseille vivement au randonneur désireux de faire une pause au chaud de franchir le pont sur la Garonne et de monter jusqu’au village d’Auvillar (108 m). Certes sous la pluie, tout est toujours moins beau. Mais la halle circulaire, la tour de l’horloge, l’église et quelques vieilles maisons à colombage ont du cachet. Office du tourisme sur la place pour un coup de tampon. Direction le restaurant avec son menu pèlerin à 14 euros. Jambon de pays et salade, magret de canard, assiette de fromage et île flottante. Bien régalé. Willy et ses deux copines viennent casser la croûte tirée de leurs sacs et prendre un café. D’autres pèlerins aussi, au long du repas. La pluie continue et je ne sais pas jusqu’où aller, jusqu’où marcher, tant cela est désagréable et même écoeurant à la longue de marcher en K-way, trempé dedans et dessus. Willy va jusqu’à Saint Antoine. J’y arrive aussi après des kilomètres de goudron. Presque fait que de la route aujourd’hui. Le gîte se situe à la sortie du village.
Je me tâte. Je reste ou je pousse jusqu’à Miradoux distant de 8,5 kilomètres ? Il n’est que 15h40 et nonobstant la pluie, j’ai le temps d’y aller sans trop forcer. Allez, basta pour la journée. D’autres pèlerins vus à Lauzerte sont là aussi. Ce sera après-midi repos. C’est plus le mauvais temps chronique que l’amabilité, l’accueil chaleureux de la propriétaire et la qualité du gîte qui m’oblige à rester. 12 euros la nuit.
Il y a un jeune québécois dans le dortoir. Vincent qui habite à Montréal (sur le plateau) est parti du Puy et veut se rendre à Compostelle. C’est là son premier voyage en France, sa première grande rando seul aussi. On parle beaucoup, car il est d’approche aisée. Visite de la petite église joliment décorée et mini courses au bar épicerie du coin. Encore 10 euros. Pique-nique dans le dortoir, allongé sur le lit. Bon d’accord, ça ne se fait pas, mais c’est idéal pour optimiser la récupération musculaire ! Willy annonce sur un ton mi péremptoire mi amusé que demain il fera beau :
Les hirondelles volent en haut David, elles volent en haut ! 
Ouais, demain c’est pluie à tous les étages mon gars ! Il vaut mieux en rire de cette météo désastreuse. Demain direction Lectoure, pour seulement 24 kilomètres. Ca ira bien, car je commence à être fatigué et marcher sous la pluie n’est pas mon plaisir premier.
Baro : 998 Hpa à 20h40.                 
 
Durée effective de marche : 5h38
 
 

Date de création : 01/07/2009 @ 21:11
Dernière modification : 01/07/2009 @ 21:11
Catégorie : COMPOSTELLE - GR65
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