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QUEBEC - Route Verte 2 - JOUR 2

Jour 2 - 9 octobre 2009 - P’tit train du Nord - Route verte #2 - Laurentides - Québec

Du km 182,5 au km 156 (abri sur lac)

A 23h50, alors que je dormais bien au chaud dans le duvet, je suis réveillé par les premiers crépitements d’une averse. Le double-toit répercute les salves de pluie, tout en laissant passer l’eau par quelques gouttières malencontreuses.
Réveil à 7h00 et départ à 8h00 sous cette pluie fine et persistante qui par intermittence durera jusqu’au soir. 8°C au petit matin. A quelques centaines de mètres de là, une petite bestiole mange de l’herbe en bordure de piste. Gros comme une marmotte, cette boule de poils pas farouche a une queue fine de 20 cm de long. On dirait un ragondin ?


A un kilomètre de mon lieu de bivouac (km 181,5) se trouve l’un de ces nombreux abris en forme de wagon, doté d’un toit. A un kilomètre près, hier soir je dormais au sec ! Vu la météo pas fameuse et la tente détrempée par la nuit, je vais tenter de trouver un autre de ces wagons de bois pour la nuit. Il aura pour principale mission de me tenir au sec durant la nuit. Nous sommes le 9 octobre et même si l’altitude est marginale, la pluie pénétrante conjugée à des températures automnales impose quelques précautions de base. Ces abris sont théoriquement indiqués sur les cartes de panneaux d’interprétation qui jalonnent la piste du « P’tit train du Nord ». Pas tout à fait des cabanes car ouvertes aux quatre vents, mais des abris de fortune que l’on est très heureux de trouver par temps de pluie. Et aujourd’hui justement, il pleut ! Après 1h43 de marche, pose à l’abri de Guénette. Le petit hameau est à deux pas. Quelques maisons disparates alignées le long d’une petite route que personne ne doit utiliser souvent. Une clairieière, les maisons sont posées dedans, tout autour la forêt dense. De quoi vivent les gens d’ici ? Plus loin voici le panorama décrit dans le guide : la vue s’étend en effet dans la clairière en contrebas, où un marigot serpente, cerné au loin par la forêt. Ce sont les carrières de granite, comme l’indique le panneau explicatif.


Le chemin toujours large et goudronné, horizontal à souhait serpente dans le bois ou laisse à parcourir des lignes droites de deux kilomètres, entre la végétation aux couleurs changeantes. Au milieu de nulle part, ici, là ou plus loin, une maison est posée là. Faut vraiment aimer la solitude pour venir vivre (ou s’enterrer ?) dans ces plaines isolées. De forêt ou bois multicolore, le paysage devient lande et marécage à l’approche du village de Lac Saguay, avec des prairies humides. Dans une immense ligne droite qui semble ne vouloir finir que dans la foret multicolore barrant l’horizon, je suis doublé par deux cyclistes. Salutations emportées par le vent, mais j’entends distinctement la fille dire à son copain :

« On aurait dit qu’il était français ? »

Oui, je suis français et mets en pratique la mondialisation en mangeant au fond des forêts du Québec des bonbons importés du Brésil ! Au niveau du km 158,5 un tuyau d’eau sur la droite coule contre un rocher. Point d’eau non indiqué dans le guide. En quittant Lac Saguay, le chemin longe à bonne distance la route 117 qu’on n’aperçoit peu à travers le bois. Le bruit des camions est là pour miner cette belle promenade dans les bois aux couleurs d’automne rendues splendides même sous la pluie. Km 156 : pause finale sous l’abri alors que la pluie redouble. Il n’est encore que 14h17, avec toujours seulement 8°C, mais la fin de la journée est sonnée. Bel endroit situé entre deux petits lacs. Une route à bon trafic, invisible mais peu distante. Sous cet abri surplombant un lac, je fais sécher la tente ainsi que le matelas gonflable qui ont pataugé durant la nuit précédente. La pluie et la pluie toujours. Passe un groupe de quatre cyclistes criant avec enthousiasme à ma hauteur. Six personnes vues aujourd’hui sur ce tronçon : pas mal ! Entendu aussi quelques coups de feu. Petite sieste au chaud sous le duvet et la tente sèche pour faire passer le reste de l’après-midi. Le repos pris ainsi n’est jamais inutile ou perdu. D’autant que par huit malheureux degrés, on sombre rapidement ! Au réveil, je m’aperçois que l’une des chaussures à une couture cassée sur le côté gauche. Ça va être un peu difficile de faire jouer la garantie, si loin du magasin d’achat, en France !


26,5 km parcourus en 5h30 de marche effective.
Demain il serait souhaitable de s’approcher de l’Annonciation, km 128, soit à 28 km tout rond.

Avant de me coucher, un coup d’oeil sur le lac donne à admirer un gros castor qui nage en zigzaguant. Seule sa tête affleure à la surface. Il louvoie, se rapproche de la berge et plonge sans doute pour rejoindre son terrier.

Altitude théorique : 360 m. 9°C sous la tente. Baro : 970 Hpa, en hausse par rapport au matin.

 


Date de création : 02/01/2010 @ 22:02
Dernière modification : 02/01/2010 @ 22:02
Catégorie : QUEBEC - Route Verte 2
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