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QUEYRAS - GR58 - JOUR 4

Jour 4 – Jeudi 23 juillet 2009 – Tour du Queyras – GR58

 

De la terrasse sous le col des Estronques à la bifurcation après la chapelle de Clausis.

 

 

Une petite averse dans la nuit et une autre au lever du jour accompagnée de coups de tonnerre dans le lointain ne laissent guère présager favorablement pour la météo de cette quatrième journée de marche. A l’ouverture de la tente, le ciel encore bleu au dessus de moi, se couvre d’épais nuages gris arrivant de l’ouest, poussés par un vent violent qui ne faiblira qu’en fin d’après-midi. Au moins cette importante couverture nuageuse épargnera de nouveau coups de soleil !

Excellent lieu de bivouac que cette première terrasse. Bien évidemment, ce n’est pas la seule jusqu’au col des Estronques. On peut bivouaquer « un peu partout » jusque sous le col proprement dit. Mais je souhaite bien du courage à qui voudrait planter sa tente ici, au milieu des bourrasques. L’ascension se fait raide par endroit, et s’adoucit à quelques mètres du sommet par cette ample cuvette. Le vent est si violent qu’il me faut au col même, m’accroupir pour laisser passer les assauts les plus brutaux. Je ne me suis pas attardé : deux photos et au revoir ! Le vent balaye la poussière du chemin et projette avec violence les petits cailloux qui sont autant de projectiles en puissance qui viennent frapper les jambes ou les bras.

12°C à 9h07. L’autre versant sera peut-être plus accueillant et permettra d’observer des chamois et pourquoi pas des bouquetins ? Rien vu à part de bêtes et traditionnelles marmottes grassouillettes. Il faut compter une petite demi heure pour atteindre un replat situé « au dessus » la cabane du Puy. Faisons une pause et regardons en contrebas le troupeau de moutons qui s’égaye. Face à nous, encore plus bas, Saint Véran qui est le village le plus haut de France. 2.000 mètres au niveau du bureau de poste.

Petit raidillon, passage en sous-bois, traversée du ruisseau et arrivée à proximité de la cabane. Jusque là, rien de trop difficile. Après la cabane, le sentier devient plus étroit, plus raide et moins aisé, constellé de nombreux zigzags sur du schiste en bordure de ravin. Le passage ne dure guère longtemps, mais il vaut mieux avoir à le faire à la descente ! Les derniers lacets conduisent à une petite cascade et plus bas, au pont du moulin. Fontaine. Avec les pauses que je me suis octroyé, il faut 1h40, du col au pont du moulin. Les tables de pique-nique invitent au repos et la fontaine… à la lessive. 1 caleçon et 2 chaussettes, c’est toujours ça de pris. Le tout séchera tranquillement sur le sac à dos jusqu’en fin d’après-midi. Entre le vent et le soleil retrouvé, à 17h00 c’est sec.

Du pont du moulin, nous ne sommes pas encore à Saint Véran, où il faut remonter en une bonne demi heure. Ce village perché des Alpes, tout en longueur étiré et gardant ses vieilles maisons au goût d’antan pour le touriste me fait penser à Besse en Oisans (Tour de l’Oisans – GR54), avec lequel il pourrait être jumelé. Vieux cadrans solaires et boutiques à touristes vendant des marmottes synthétiques qui sifflent. Bureau de poste avec distributeur de billets et deux cabines téléphoniques. Le bulletin météo est affiché sur la porte. Le vent devrait se calmer en fin de journée et le beau temps revenir pour demain et les jours à venir.

Direction la lointaine chapelle de Clausis, sous un ciel gris qui voit défiler les nuages à vive allure. Le balisage du GR58 fait descendre jusqu’au pont Vieux. A moins d’un kilomètre du centre bourg, sur le chemin, deux marmottes se courent après, traversant le sentier, courant dans les champs et sautant les talus. Effrayées par ma survenue ? Pas du tout, monsieur courre après madame, tout simplement.

De pont vieux, le GR58 carrossable et large à souhait, remonte des kilomètres durant le long d’un ruisseau. Le vent souffle toujours avec force et je ne suis guère motivé pour aller trop vite ni trop loin.

Le sommet des mélèzes penche en tous sens et me laisse dubitatif sur la suite et le lieu du bivouac ! Cinquante minutes sont encore nécessaires pour remonter le ruisseau, voir sur la colline la chapelle de Clausis et l’atteindre enfin. Belle chapelle massive perchée sur un promontoire, mais hélas fermée. La visite sera pour un autre jour ! De la porte, on peut admirer sur la gauche, la suite du GR58 en direction du col de Chamoussière qui sera pour demain. Le paysage alentour s’ouvre sur un immense cirque de montagne, au milieu duquel un alpage verdoyant mais bosselé est battu par les vents. Au pied de la chapelle, à hauteur du pont de bois, une fontaine traditionnelle et juste à côté une magnifique aire plane entourée de bosses protectrices du vent, serait idéale pour bivouaquer. Mais trop près de la route et de la chapelle qui décidemment attire beaucoup de promeneurs. Je trouve mon bonheur sous la bifurcation avec le col, à une petite demie heure de là. A côté du sentier, excellemment protégée par le relief, une petite surface de mousse plane, près d’un abondant torrent. Que demander de plus pour la nuit (abri, terrain plat et eau !). C’est le confort total.

17 heures et des brouettes, la tente est montée. Il est certes un peu tôt, mais le soleil revenu donne le loisir rare de pouvoir me promener sans le sac à dos et d’explorer les environs tranquillement, comme un touriste. Je poursuis sur le sentier qui propose plus haut une énorme pelouse plane. Mais la tente est montée. Je fais des photos, scrute les marmottes qui gambadent un peu partout après la descente des touristes et savoure la tiède chaleur du soleil retrouvé en cette fin d’après-midi. Le col de Chamoussière doit être à environ une grosse heure. J’aurai pu le passer ce soir et redescendre tranquillement sur le refuge Agnel. Demain il fera jour !

Direction Ristolas si tout va bien.

14°C sous la tente à 20h20.

L’altimètre indique 2.385 m et le baro 757 Hpa. Les deux, mal réglés sont en dessous de la réalité.

 

 


Date de création : 28/02/2010 @ 12:05
Dernière modification : 28/02/2010 @ 12:05
Catégorie : QUEYRAS - GR58
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