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VERCORS - GR91 - JOUR 4

4e jour – 23 juin 2008

 
Des carrières romaines aux cabanes de Châtillon.
 
Nuit tranquille et sans agitation particulière aux carrières romaines. Aucun fantôme de tailleur de pierres du passé n’est venu hanter mes rêves. Le soleil pointe peu avant 7 heures et ses premiers rayons réchauffent la tente avec délicatesse et douceur. Départ à 8h15 après quelques photos de ce site antique que l’on ne s’attendrait pas à trouver en pleine montagne. Descente en direction de la cabane de Prè Peyret. Aujourd’hui ce sera rando en pantalon pour éviter les coups de soleil désagréables et piquants. Dans ces moments là, je repense toujours à Lionel qui dans le Tour de l’Oisans (GR54) écarquillait de grands yeux à grand renfort de gestes drôles pour mentionner qu’il fallait bien aussi se passer de la crème solaire derrière les genoux. Il expliquait que beaucoup de gens oublient cet endroit névralgique et attrapent très vite de terribles coups de soleil. Ce ne sera pas mon cas en pantalon nylon.
Trois petits quarts d’heure pour atteindre la cabane de Prè Peyret (1620 m). Nous sommes lundi et naïvement j’avais imaginé que j’y serai seul. Que nenni : cinq ou six tentes, des cavaliers et leurs chevaux tiennent lieu d’hôtes. La petite fontaine qui glougloute doucement à l’ombre n’est pas à louper, car il n’y a plus rien jusqu’à Châtillon en Diois, ce qui fait une bonne trotte vous en conviendrez.
 
La balade est belle même si un peu longue et monotone par endroits.
 Aucune difficulté particulière si ce n’est une belle montée décrite plus loin. Depuis la cabane de Pré Peyret, le sentier ou plutôt le GR91 (que nous retrouvons) emprunte une large piste carrossable bien balisée et facile à marcher. On prend un peu d’altitude pour longer à bonne distance les premières falaises de la Drôme. Les panneaux indicateurs étant rares, on mentionnera avec reconnaissance celui du col du Pison (1655 m), qui permet ainsi au randonneur de se localiser avec facilité. Le vrai col doit se trouver quelques minutes plus loin ( !!!) car une belle pente reste à gravir. De là, plusieurs dizaines de minutes à zigzaguer sur les pierres blanchies de soleil, qui jonchent le sol et ralentissent l’allure déjà pas extravagante sous le soleil. Tourner à droite à une espèce de carrefour (les quatre chemins du Jasneuf). En allant sur la gauche, on rejoint la bergerie de Jasneuf, la cabane des Chaumailloux et le pas de l’Aiguille… puis Chichilianne.      
La prairie qu’il faut remonter en parfaite ligne droite est très belle. En se retournant, l’horizon dégage le Mont Aiguille (2087 m) sous un angle différent. Prenons donc une pause ombragée au prochain carrefour délimitant les directions du cirque d’Archiane et du GR91. Oui, marquons une bonne pause car il n’est pas loin de 11h30 et que le soleil qui ce matin réchauffait, commence à vouloir maintenant brûler. L’horizon offre le panorama sur le Grand Veymont, le Mont Aiguille, ainsi que sur les massifs du Taillefer et des Ecrins encore enneigés. Dans le ciel, une vingtaine de vautours dessine des arabesques à la recherche de quelque chose à se mettre sous le bec. Un instant ici puis ils disparaissent pour surgir à nouveau à la verticale. Bien reposé ? Tant mieux, car la suite de l’itinéraire fait prendre rapidement de l’altitude, sur un sentier bien visible et généralement bien balisé. Quoi ? Comment ? Vous pensiez vous en sortir facilement en gravissant tranquillement la petite colline qui prolonge le vallon en direction de l’Est ? Il vous semble même apercevoir d’ici le tranquille sentier qui y mène ? Si vous voulez, mais le problème c’est que ce n’est plus le GR91 là-bas ! Tout au plus un sentier menant au col des Bachassons (un autre, 1661 m) avec ses falaises à pic. La carte mentionne la présence d’une fontaine des Bachassons…
Notre sentier grimpe tout de suite à gauche, presque à flanc dans la colline une heure durant, en plein cagnard avec fort peu de possibilité d’ombrage. Quelques dizaines de mètres de loin en loin se passent en perpendiculaire du massif, à monter droit, sans aucune forme de zigzag... Le sentier se stabilise enfin à la verticale d’une ancienne et vaste bergerie (Bois du Roi) en contrebas. Nous sommes désormais sur les montagnes de Glandasse, cela signifie peu de passage, pas de rencontres. Pas âme qui vive, pas la moindre bestiole digne d’intérêt. De longues heures durant, l’altitude ne va guère fluctuer et les paysages peu varier : de l’alpage cabossé, des pierres et des pierres, quelques arbres, beaucoup de lumière, encore plus de soleil. On avance sans gros risque de se perdre, si ce n’est dans ses pensées, tant la beauté sauvage du paysage en devient vite banale ou ennuyeuse. Le soleil qui tape y est aussi pour beaucoup.
36°C au soleil, 18°C à l’ombre
Sur la carte sont bien mentionnées des bergeries le long du GR91 : bergerie de Laval d’Aix notamment. Amusez-vous à les chercher, je n’ai rien vu. Pas le moindre petit amas de pierres en guise de ruines. D’autres tas de pierres plus utiles, les cairns blancs, de taille et de formes variables balisent l’alpage sans risque de se perdre, ou alors il faudrait le faire exprès. Au détour d’un vallon, la vue plonge dans la vallée. Un gros bourg aux tuiles orangées adossé à un cours d’eau : Die. Plus loin, plus tard, un gros cairn, gigantesque en bordure de ravin et d’horizon invite à observer le panorama… mais pas de trop près… Nous sommes au cairn de Malcollet. Le sentier amène à contourner « le Dôme » (2041 m). L’orientation se fait enfin plus aisée, car pour la première fois on passe à droite d’une colline. A partir d’ici, le sentier qui n’est qu’un long plan incliné en pente douce truffé de pierres et de cailloux, descend inexorablement (et heureusement !) vers les cabanes de Châtillon (1758 m). En se retournant, on distingue dans le lointain le Grand Veymont et la plaine de la Queyrie. Pour l’arbre solitaire et les carrières romaines, c’est autre chose ! Loin déjà le lieu du bivouac s’estompe et l’on peut jauger de la distance parcourue. Le cirque d’Archiane tout proche invite à une découverte future. Pas fâché d’arriver quelle que part identifiable sur la carte. Deux belles cabanes, l’une pour le berger (repérable de loin car aux volets fermés) et l’autre plus petite destinée aux randonneurs. Décoration et aménagement sommaires, il va sans dire, mais la cabane est propre, agréable.
17h05. J’en ai plein les basquets et décide de passer la nuit ici. Cela évitera de monter la tente et donnera plus d’espace de vie ! Il est plus que temps de se reposer. Je termine ici les dernières gouttes de la pipette de 2 litres. Reste encore (ou seulement) 2 x 50 cl. Suffisant pour ce soir car Châtillon en Diois n’est plus très loin. On l’aperçoit du bord de la falaise… 1200 mètres plus bas !
En fin de journée le vent se lève, assez violent. Espérons qu’il chasse les nuages loin derrière nous.  
 
 
 
 
 Durée effective de marche : 6h34.
 

 


Date de création : 11/07/2008 @ 10:43
Dernière modification : 11/07/2008 @ 10:46
Catégorie : VERCORS - GR91
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