Texte à méditer :  La volonté permet de grimper sur les cimes, sans volonté on reste au pied de la montagne.   CHINOIS
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COMPOSTELLE - GR65 - JOUR 05
Jour 5 – 31 mars 2009 – chemin de Compostelle
 
De la chapelle Saint Romain à un champ au dessus de Grésin
 
Le meilleur moment de la journée est sans nul doute celui où enfin arrivé sur le lieu du bivouac, on enlève les chaussures et l’on s’allonge nu sous la tente en lançant un soupir de soulagement et d’aise. Mais pour en arriver là, il s’est est passé des choses depuis le matin. Dormi par intermittence. Réveillé à minuit, puis à 2 heures. A 4 h30, pour m’occuper et par curiosité je regarde ce qu’indique le thermomètre dans la tente. Il fait vraiment froid et le bonnet polaire que je mets pour dormir, se laisse supporter sans manière. 5°C à 4h30.
Au matin, sans doute est-ce la proximité de la chapelle Saint Romain, mais le miracle tant attendu se produit enfin.
Surgit triomphalement de la dernière couche de nuages : le soleil. Celui-là même qui faisait tant défaut depuis quatre longues journées. Pour son timide retour, le port de « tout ce qu’on a de chaud sur soi » n’est pourtant pas du luxe. 9°C à 9h00.
Le sac est allégé des sachets de pâtes et de semoules, des soupes en sachet, du gaz et de la cartouche. La différence de poids est immédiate. De la chapelle, il fait compter une bonne demi heure pour gagner la route et la plaine. Avant çà, la vue est panoramique sur le Rhône et Yenne que l’on atteindra au bout d’une heure entre champs et petits sentiers bordant le fleuve. La descente n’a rien de dangereux ni de difficile, se passant loin du bord de la falaise et toujours sous le couvert des buis.
En arrivant à Yenne, on est accueilli par les piaillements des enfants du primaire. L’église au clocher spécial se trouve à deux pas. Jolie église offrant calme et fraîcheur. Place Charles Dullin (toute en longueur), se trouve rassemblé tout ce dont a besoin le randonneur : épicerie, distributeur de billets, fontaine, banc et office du tourisme avec accès internet. 
Coup de tampon « officiel » du chemin de Compostelle à l’office du tourisme et achat du « petit guide jaune » du pèlerin. 8 euros.
Courses à l’épicerie, histoire de voir venir.
 
J’emprunte ensuite la variante afin d’éviter un périple inutile et plus accidenté par la voie normale. Les pieds sont encore en rodage, vous comprenez ?! Sur l’itinéraire bis, très bien balisé aussi, le sentier emprunte un peu de goudron jusqu’au hameau de Charosse. Là, pour la première fois depuis le début de la rando, je quitte la polaire pour me retrouver en tee-shirt. Le sentier enchaîne sur un sous-bois, des champs, de la vraie nature et un peu de dénivelé aussi. A la maison Labully (670 m), il n’y a pas d’eau mais une très sympathique dame qui accepte d’en donner. Nous parlons longuement du chemin de Compostelle et de randonnée. Son mari a fait le GR65 (traversée des Alpes) de Modane à Nice. De beaux souvenirs pour moi aussi ! 
Encore quelques minutes de plaisir à grimper en sous-bois de feuillus et il faut continuer hélas jusqu’au col du Mont Tournier (856 m) sur le goudron. Rien à voir au col, pas de panorama, un col tout bête dans la forêt dense. Une demi heure après voici la croix des Rives (692 m), un carrefour de sentiers avec un banc fort agréable et une petite statue de Saint Jacques toute mignonne posée dans la massive croix de pierre qui fait face.
San Jacobi a dit : « tournez à gauche et suivre les petites étoiles ! ».
Excellent balisage de petits carrés bleus étoilés qui me donne la sensation que le balisage d’autocollants a été récemment fait par Saint Jacques et par ces petits stickers il indique le chemin pour venir le rejoindre. Je m’en amuse et mets du « San Jacobi » à toutes les sauces. Plus joli à l’oreille que le « Jakobsweg » de nos cousins… germains.  
L’après-midi touche à sa fin, la quiétude demeure, la douceur du jour décline. Le temps de passer Saint Maurice de Rotherens (630 m) et de perdre encore un chouïa d’altitude, histoire d’avoir moins froid cette nuit si possible, le sentier défile tranquillement.
San Jacobi a dit : « descendre dans le sous bois ». Et au premier champ plat ou presque à la sortie du bois je dis : « Stop, ça suffit pour aujourd’hui ». 18h25, le meilleur moment de la journée !
Repas du soir : presque un gruyère complet, un demi saucisson et une demi tablette de chocolat.
 
San Jacobi a dit : « Dors avec ton bonnet, cette nuit… ça va encore cailler ! ».
 
10°C sous la tente à 20h45   
 
Durée effective de marche : 6h20
 
 

Date de création : 12/06/2009 @ 18:29
Dernière modification : 12/06/2009 @ 18:29
Catégorie : COMPOSTELLE - GR65
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