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COMPOSTELLE - GR65 - JOUR 13
Jour 13 – 8 avril 2009 – chemin de Compostelle
 
De la source captée à un champ après Araules
 
Encore une belle journée de marche sous un ciel pourtant incertain. De ce petit champ bien sympa où la nuit n’a pas été fraîche ni trop arrosée, je pars presque à regret. Toujours difficile en effet le matin de quitter le duvet, faire le sac et plier la tente. D’autant plus délicat qu’il faut surtout à coups de pichenettes, déloger les cinq ou six limaces de dimension variable qui y ont élu domicile pour la nuit. Parfois, par dépit ou oubli, j’en laisse une ou deux petites. Elles seront pliées avec la tente et déballées en parfait état le soir venu, 25 ou 30 kilomètres plus loin. C’est en tous points le principe des coques de bateaux qui transportent aux quatre coins du monde des coquillages ou des algues.
Une petite centaine de mètres de route goudronnée et déjà le balisage traverse un ruisseau devant les ruines d’un ancien moulin sans doute. Vingt minutes de grimpette en sous-bois sur une pente « assez douce » permettent au corps de se réveiller et au randonneur de se réchauffer. 8°C dehors et bonne humidité ambiante. Le parcours va s’effectuer en sous-bois jusqu’aux environs des Chomats, où l’on descend imperceptiblement. Montfacucon en Velay (920 m) est en vue. Tout ce dont le randonneur a besoin se trouve dans la rue principale,  le long du balisage et à peu de distance de l’office du tourisme. Tampon jacquaire. J’arrive un peu essoufflé et la gentille fille de l’accueil se propose de m’offrir une boisson : thé ou café ? A côté se trouve l’épicerie où je m’en sors pour près de 15 euros. La première église, près de la mairie n’est pas la chapelle Notre Dame (collection de 12 tableaux), mais sa visite n’est pas à omettre pour autant. De très beaux vitraux et un grand Christ en croix sont à voir.
Après les commerces utiles (pharmacie, boulangerie ou banque), l’autre église se trouve presque à la sortie du bourg. Plus petite puisqu’il s’agit d’une chapelle, elle propose au visiteur une série de douze peintures flamandes du XVIe siècle représentant les paraboles de l’évangile au cours des douze mois de l’année. Les tableaux exposés sous vitrines sont un peu tristounets comme beaucoup de cette époque. La statue de Notre Dame de Montfaucon ressemble à une poupée de chiffon et de bois, toute malheureuse et n’égale celle de Bourg Argental.  
Pour aller jusqu’à Tence, l’autre gros bourg de la journée, il faut sortir de la ville par la route à forte circulation, puis passer devant le site d’enfouissement des déchets. Très facile à reconnaître, c’est cette colline artificielle sur la droite, qui ne sent pas la rose. Et les malheureux arbustes plantés sur les strates de déchets n’y peuvent rien : c’est moche et ça pu. Après la Combe, on file à travers champs, en coupant à plusieurs reprises la petite ligne de chemin de fer touristique qui relie l’été Tence à Montfaucon. Passage au lieu-dit la Papeterie agréablement reconvertie en gîte d’étape et centre d’accueil. Au niveau du pont sur le Lignon, une stèle commémore les heures noires de l’établissement pendant la guerre. Loin dans le paysage apparaissent les premiers cônes montagneux (sucs). A l’entrée de Tence (851 m), je demande à un agriculteur bien rugueux si c’est le Mont Mézenc que l’on voit couvert de neige, derrière le village. Ce serait plutôt le Meygal (1436 m).
Le balisage conduit tranquillement sur la place du village : monument aux morts et petite chapelle sombre et glaciale. Plus loin, d’autres bancs et une fontaine près de l’office du tourisme. Un panneau d’informations sur le chemin de Compostelle également sur la façade. La fontaine a un bien faible débit mais permet de remplir sa gourde. 12°C à 14 heures. Dans un hameau juste avant Pouzols, un chantier lointain attire mon attention. Il s’agit d’une maison à ossature bois avec murs de paille. J’applaudi des deux mains ! Pouzols, rien à voir à part quelques jolies maisons de pierre, bien restaurées ou limite abandonnées qui ont aussi pour moi du cachet. Trois quarts d’heure pour aller à Saint Jeures grâce à un léger « saute collines ». A l’entrée comme à la sortie du village, odeur pestilentielle de fumier à différents stades de macération. L’église est plus jolie de l’extérieur. Avec des vitraux à la beauté bien cachée et surbaissés, cela donne une impression de salle de classe. Devant l’église, une fontaine style abreuvoir avec l’inscription « Respirer les parfums du mot aimer » ainsi qu’une coquille. Une mamie regarde à travers ses rideaux à mon passage et je lui fais coucou. Quelques commerces, un bureau de poste qui ne doit pas souvent être ouvert et des maisons menaçant ruine à la sortie du village. Ajoutez un ciel gris et bas pour savourer pleinement l’ambiance de ce jour à Saint Jeures… Je rassemble le peu de force qu’il me reste pour avancer encore, en direction d’Araules (1033 m) énième village perdu par où il faut pourtant passer. Facile à identifier dans le paysage, c’est le village sur la colline d’en face où les grands bâtiments jaunes (hangars agricoles ?) sont plus hauts que l’église. En bas du village, deux paysans déversent des citernes de lisier dans la mini station d’épuration qui tourne à plein. Des boues marrons sont malaxées et retournées et retournent aussi l’estomac. Une petite grimpette et voici la place du village déserte. Il est 18 heures
Au fond à gauche, se trouve une fontaine. Je remplis bien sûr mes gourdes et petit extra de la journée, je me rase pour avoir une impression fugace de propreté retrouvée. Toujours agréable. On a les satisfactions qu’on peut en rando ! Des gouttes commencent à tomber. Il fallait bien que cela arrive, le ciel est demeuré menaçant toute la journée. A la sortie du village, immédiatement après la dernière maison : des champs juste avant le vieux pont de pierre. 18h29 et fin de la journée. Comme tous les soirs, pour me reposer et pourtant m’activer utilement, je suis là, assis sur mon sac à dos à monter les mâts et préparer la tente. 18h46 : en pyjama polaire et les pieds en éventail. Demain, si tout va bien, le Puy ne devrait plus être trop loin. Un peu plus de 30 kilomètres d’Araules. 14°C sous la tente à 20h45 et 1.000 mètres d’altitude. Comme tous les soirs avant de dormir, je fais défiler les photos du jour en diaporama. Baromètre à 895 Hpa.             
 
Durée effective de marche : 6h17
 

Date de création : 14/06/2009 @ 17:20
Dernière modification : 14/06/2009 @ 17:20
Catégorie : COMPOSTELLE - GR65
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