Texte à méditer :  Qui veut gravir une montagne commence par le bas.   CHINOIS
Image au hasard
alpes249: Montée ombragée !
Montée ombragée !
Randos

Fermer 0) Cartes

Fermer 1) Alimentation

Fermer 2) Matos

Fermer 3) Régles de sécurité

Fermer 4) Trucs en vrac

Fermer ALPES - GR5

Fermer CHARTREUSE - GR9

Fermer COMPOSTELLE - GR65

Fermer OISANS - GR54

Fermer PYRENEES - GR10

Fermer QUEBEC - Route Verte 2

Fermer QUEYRAS - GR58

Fermer VERCORS - GR91

Vous êtes d'ici aussi !
COMPOSTELLE - GR65 - JOUR 19
Jour 19 – 14 avril 2009 – chemin de Compostelle (+ 4 jours du Puy)  
 
De Lasbros à un champ à la sortie d’Aubrac.
 
Bonne température nocturne sous la tente. Au matin, la brume rougeâtre qui enveloppe les champs donne une atmosphère automnale de cueillette de champignons ! Le cheminement jusqu’au carrefour des quatre chemins est tranquille, à travers les champs plats et les genets mais trop souvent rendu boueux par le résidu de la fonte des neiges. Des quatre chemins jusqu’à la ferme des Gentianes, les champs vallonnés emmurés de pierres sèches séculaires balisent le parcours. On ne risque pas de se perdre car les clôtures délimitent à droite et à gauche le sentier qui par endroits prend des allures de marigot. 10h05 aux Gentianes (1192 m) et un petit creux me pousse à aller demander un sandwich à la ferme, qui n’en a vraiment pas l’allure. La patronne que je dérange, me prépare néanmoins deux grosses tartines de pain de campagne accompagnées de jambon blanc et deux morceaux de fromage. 5 euros.
Je m’informe sur les conditions d’enneigement pour la suite, sur le plateau de l’Aubrac, car depuis longtemps (les Sétoux – 5 jours), on me dit qu’il y a tant et tant de neige que ça ne passera pas. Me répond qu’il devrait certainement y avoir encore de la neige, car la route n’est ouverte que depuis jeudi. Le soleil refait une timide apparition, au milieu de la bise fraîche qui balaye la lande. A partir du hameau suivant des Finieyrols, le paysage se donne des allures de Highlands écossaises, avec d’innombrables parcelles empierrées, des collines de verdure et l’immensité pour horizon.
Vraiment l’une des plus belles journées de marche, pour la beauté des paysages
Et ça ne fait que commencer ! A l’entrée de Rieutort d’Aubrac (1188 m), le randonneur est accueilli par deux belles yourtes blanches qui font office de gîte. Deux fontaines identiques balisent les entrées et sorties du village. Depuis plusieurs jours, il y a moins de chiens dans les hameaux et presque plus aucun n’aboie. Réconfort évident pour les oreilles. Sans doute ceux-là sont ils blasés, tout chien qu’ils sont, par tant de générations de pèlerins et randonneurs mêlés, qu’ils en sont devenus indifférents. De Rieutort d’Aubrac, on emprunte une petite route récemment goudronnée de propre, qui serpente entre les champs, les ruisseaux débordants et les marécages en devenir. Passage dans les près pour admirer si ce n’était déjà fait la reine des lieux : la vache Aubrac avec ses yeux ourlés de noir. Le hameau calme de Montgros et deux kilomètres pour aboutir à la localité la plus importante de la journée : Nasbinals (1180 m).
  Je vais y passer trois bonnes heures, le temps nécessaire pour attendre l’ouverture de l’office du tourisme pour consulter internet (0,20 euro le quart d’heure – Tarif le moins cher de tout le chemin de Compostelle). Coup de tampon à la Poste. Visite de la très belle église qui se donne de faux airs d’église byzantine. Belle aussi bien à l’extérieur qu’à l’intérieur, avec notamment des sculptures polychromes un peu naïves représentant des Saints dont le fameux Jacques, qui nous préoccupe tant sur cet itinéraire de randonnée. 16h30, le chemin est encore long et beau jusqu’à Aubrac où j’aimerais arriver pour bivouaquer. A la sortie de Nasbinals : fontaine et toilettes. Le sentier tourne un peu dans les bois de feuillus, semble hésiter puis fini par prendre un peu d’altitude pour décoller vers le plateau de l’Aubrac totalement déneigé. Le balisage se fait dorénavant sur les arbres lorsque le sentier disparaît sur l’alpage aux premiers crocus. Ca y est enfin, nous y voilà sur ce plateau de l’Aubrac, cette grosse colline d’herbe rase et de murets de pierre. Pas trop difficile de s’orienter. Le vent violent et les nuages menaçants interdisent hélas les belles photos. Voici enfin un peu de dénivelé qui fait prendre de l’altitude, s’oxygéner et sortir du bitume entre les petits hameaux sans intérêts ! Oui, encore du comme ça !!! Après avoir décrit un angle droit et longer un muret sur le dos de la colline, voici qu’apparaît un petit cube de bois presque bringuebalant. Il s’agit d’un abri de fortune. Instant d’hésitation car la fatigue gagne… Tout juste la place de s’allonger en chien de fusil sur un « plancher » aux lattes de bois malingres et ployant sous le pied. Les deux petites fenêtres n’ont plus de vitres depuis longtemps. Continuons, un meilleur abri se présentera sans doute plus loin ? Le vent souffle de plus belle, toujours plus fort, toujours plus froid.
Quelques minutes de marche suffisent pour voir apparaître à quelques kilomètres le hameau d’Aubrac et juste avant l’imposant bâtiment du sanatorium. Avec le vent qu’il fait ici aujourd’hui, pas de doute que l’endroit ait été choisi au hasard. Les malades devaient être requinqués en un rien de temps ! A la jonction avec la route départementale, on entre dans le département de l’Aveyron. Jusque sous l’église et la tour des Anglais, le sentier est boueux, glissant et on s’empêtre jusqu’au bout et jusqu’au cou parfois aussi. Un petit panneau indique un gîte. Une fois à gauche, une fois à droite puis plus rien. Plus très envie de jouer à cache-cache à 19 heures. Par lassitude, je sors du hameau et plante la tente dans le dernier champ en bout de ligne droite, vaguement abrité par une haie de sapins. Le terrain est plat. Je ne suis séparé de la D987 que par la clôture barbelée. C’est la première fois que je bivouaque aussi près d’une route. Le ciel s’assombrit progressivement, le vent souffle toujours en violentes rafales ininterrompues.
Nous sommes à 1300 mètres en plein mois d’Avril sur l’Aubrac, souhaitons que le bivouac soit supportable !
 
Durée effective de marche : 6h48  
 
 

Date de création : 24/06/2009 @ 09:26
Dernière modification : 24/06/2009 @ 09:28
Catégorie : COMPOSTELLE - GR65
Page lue 2704 fois


Imprimer l'article Imprimer l'article


react.gifRéactions à cet article

Personne n'a encore laissé de commentaire.
Soyez donc le premier !


Connexion...
  Membre: 0

Votre pseudo:

Mot de passe:

[ Mot de passe perdu ? ]


[ Devenir membre ]


  Membre en ligne: 0
  Anonyme en ligne: 1

Total visites Total visites: 351921  

Record connectés:
Record connectés:Cumulé: 168

Le 01/06/2012 @ 06:46


Webmaster - Infos
Vous êtes ici !
^ Haut ^