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COMPOSTELLE - GR65 - JOUR 22
Jour 22 – 17 avril 2009 – chemin de Compostelle (+ 7 jours du Puy)  
 
Du champ vers les Fonteilles à Conques
 
Parti plutôt de bonne heure de ce champ rempli de rosée en direction de Golinhac. En chemin, tout en suivant le balisage à travers les collines et le bon dénivelé qu’il faut continuer d’avaler, je focalise mon attention sur : « comment réparer ma tente », avec quoi ! Je passe en revue les solutions les plus simples : sparadrap, chatterton, pince métallique. Et le plus sûr et le plus facile à trouver sur le chemin de Compostelle reste le tuyau d’arrosage. Souple, flexible mais solide, il pourrait être la solution à mon malencontreux problème matériel. En 1h15 j’arrive à Golinhac, preuve que j’ai bien dormi à la moitié du parcours entre Estaing. Direction le gîte d’étape « le hameau de Saint Pierre ». La patronne sèche au début, me propose d’attendre son homme à tout faire qui sans doute saura me dépanner car dit-elle, c’est Mac Gyver. Aussitôt arrivé, il court entre les bungalows et me dégotte un tuyau de douche cassé. Je suis aux anges. Le diamètre devrait coïncider. Il m’en coupe quatre morceaux et la patronne finalement bien sympathique sous de faux airs abruptes m’offre un thé bien chaud.
La femme du trio de randonneurs alsaciens du gîte de Saint Côme d’Olt, victime d’une tendinite arrive en taxi. On discute un peu, puisqu’elle a beaucoup de temps à perdre jusqu’à l’arrivée de son mari et de son ami. Ils seront à Conques demain soir. Je vais tout faire pour y être ce soir, car nous n’en sommes plus éloignés que de 25 kilomètres environ. Une petite route vicinale qui passe dans les près en coteaux permet de découvrir un troupeau de bufflonnes paissant dans un immense pré. Première fois que je vois d’aussi près de ces « vaches d’Asie ». Y aurait-il une fabrique de mozzarella dans les environs ? Toujours est-il que cette vision pour le moins dépaysante apporte plus de calme et de tranquillité que de simples vaches.
Beaucoup de route en descente et de rares petits sentiers permettent d’arriver au village d’Espeyrac (369 m). En chemin, au hameau du Soulié, on a dressé une table et des chaises ainsi qu’un parasol, avec des boissons pour le pèlerin éreinté. Sympathique attention. Le temps se couvre et quelques gouttes commencent à tomber. Il reste encore un peu de distance et notamment quarante cinq minutes pour arriver à Sénergues (506 m) sous de petits grêlons tous frais et bien durs. Le café de la place fera un abri sûr. J’étais parti pour commander un simple Orangina, mais je me laisse tenter par le plat du jour : salade, poulet et riz. Mousse au chocolat en dessert, le tout à 8 euros. Les pieds commencent à chauffer et une nouvelle ampoule sous-cutanée se déclenche à la base des orteils. Que du bonheur qu’il faut immédiatement soulager à l’abri pour pèlerins situé à la sortie du village. Clopin-clopant, j’avance timidement mais sûrement, car ce soir je veux être à Conques. Dans les champs puis sur la route, le sentier nous rapproche du graal. A l’horizon, le ciel s’obscurcit de gris, devient menaçant et l’orage gronde. Quelques gouttes ici aussi, d’où la création du dicton du jour :
Qui voit Conques sous la pluie a du bonheur pour la vie !
Alleluia ! La variante par beau temps dirait : « Qui voit Conques sous le soleil, contemple une merveille ! » Le village de Saint Marcel (570 m) semble bien isolé, désert et triste. Point d’eau, banc et toilettes. Je vais jeter un œil dans la petite chapelle, par acquis de conscience, car je suppose peu nombreux les pèlerins et randonneurs à le faire, si près de Conques qui focalise tous les esprits. Trois quarts d’heure encore pour longer la route et emprunter le sentier descendant en sous-bois jusqu’au charmant petit village médiéval de Conques (280 m). Ayant entendu dire que « tout le monde va dormir à Saint Norbert », j’y vais aussi. Située juste derrière l’abbatiale, cette grande et belle bâtisse peut accueillir une centaine de pèlerins. J’arrive à l’improviste, mais il reste juste une chambre de libre. C’est un signe de Dieu, comme dirait l’autre ! Parfait. Je me voyais dormir en dortoir impersonnel et grouillant de ronflements et divers bruits nocturnes, j’aurai droit à une chambre individuelle ! La bénévole chargée de l’accueil habite Villard de Lans, le monde est petit. Chambre et repas du soir pour 34 euros. Je vais ensuite à la librairie Saint Norbert, où je découvre avec joie mes écussons en vitrine. Ici ils sont vendus 3,30 euros pièce, c’est raisonnable. J’achète quelques cartes postales que je fais tamponner.
-         Il est joli votre tampon. Je peux vous en faire des écussons, si vous voulez !!!
-         Pèlerin, mais avec le sourire commercial, répond la sympathique fille qui tient la boutique souvenirs.
J’éclate d’un grand rire pour toute réponse.
19 heures, repas dans le réfectoire, aux poutres massives et séculaires. L’un des cinq moines de Conques, dans son étincelante soutane blanche vient faire un petit discours de présentation en guise de hors d’œuvres. Outre l’historique des lieux, la qualité des bâtiments religieux, le classement et la restauration par Viollet-Le-Duc, je retiens surtout l’allusion aux vitraux de Soulage qui emplissent l’abbatiale :
-         Au début c’est un peu difficile à l’œil, mais au bout de quelques temps, on s’y habitue et on arrive à ne plus y faire trop attention…
 Je suis à la table de six fonctionnaires parisiens qui cette année, font l’itinéraire Conques-Cahors sur sept jours. Discussion sympa qui me change aussi de mes pique-niques sous la tente ! Céleri et carottes râpées, brandade de morue, assiette de fromage et gâteau.
Est-ce le miracle de Conques, mais en farfouillant dans mon linge de rechange, j’ai retrouvé ma mini serviette de toilette. Un poids en moins. Reste plus que le mât cassé de la tente. Demain matin, visite de Conques et départ sans se presser. Si seulement il pouvait faire beau ?  
 
Durée effective de marche : 6h33
 

Date de création : 27/06/2009 @ 18:25
Dernière modification : 27/06/2009 @ 18:25
Catégorie : COMPOSTELLE - GR65
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