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QUEYRAS - GR58 - JOUR 7

Jour 7 – Dimanche 26 juillet 2009 – Tour du Queyras – GR58

 

Du cirque des Bertins à proche de la bergerie de Péas.

 

 

Nuit plutôt paisible dans le tranquille cirque des Bertins. Premier réveil à 5h30 et replis stratégique des pieds dans le sac à dos. Les deux vestes polaires superposées ont donné un bon résultat pour combattre le froid nocturne qui s’abat ces jours-ci. Malgré l’altitude moyenne et la saison pourtant décrite au calendrier comme estivale. Il a fait froid dehors également, car les herbes, les plantes alentour ainsi que le double toit sont givrés. Le soleil pointe péniblement sur le bivouac lorsque je m’en éloigne.

8h40 et 4°C dans l’ombre.

Le sentier décrit quelques virons entre de jeunes épicéas, franchit un ruisseau et passe devant une petite cabane. Le lac du Grand Laus est indiqué à 1h30 des Bertins. Le sentier attaque tout de suite fort avec un gros dénivelé derrière la cabane, qui donne accès à un long vallon herbeux qui semble n’en plus finir. Super ! On va remonter le vallon tout du long, bifurquer presque au sommet sur la gauche et le tour sera joué ! Petit lac, nous voilà ! Tu parles…

Ce vallon, on le remonte tranquillement moins d’un quart d’heure et les choses se compliquent. Ne cherchez pas le franchissement de la montagne au fond du vallon. Peine perdue. Nous allons gravir la paroi tout de suite à gauche, bien verticale, en d’innombrables lacets plus serrés les uns que les autres. A ce petit jeu, on prend très vite de l’altitude et on voit s’éloigner à regrets le fond du vallon, bien plus propice à un sentier de qualité. Nous montons sur une croupe herbeuse sans danger lorsque le sentier se rapproche d’un versant extrêmement pentu fait de cailloux et schiste mêlés. Non, ce n’est pas possible, ils ne vont pas nous faire passer par ce sentier presque à flanc de paroi, alors qu’il serait vraiment plus aisé de passer dans l’alpage… On attaque là les deux passages un peu délicats de l’ascension et fort heureusement les seuls de la journée. Un peu étroits, en surplomb, à l’assise pas toujours horizontale, ces deux passages de ravines sont pour moi des moments forts, que j’aurai eu bien de la peine à emprunter à la descente, avec le vertige dont je suis victime. Entre les passages en corniche après Abriès hier et cette partie de sentier, je déconseille vivement aux personnes victimes de vertige de prendre cet itinéraire à la descente (lac du Laus à Abriès). Encore, lorsqu’on est seul sur le sentier, les risques sont nuls, mais s’il vient quelqu’un en sens inverse et qu’il faut se croiser… Après ces deux ravines, le sentier grimpe toujours en des lacets plus doux. Une croix de bois apparaît, puis la bifurcation vers Aiguilles. Quelques pas et nous y voilà enfin à ce lac d’altitude où quatre pêcheurs à la mouche tentent d’attraper quelque chose, à moins qu’ils ne tuent patiemment le temps. Beau lac de montagne enclavé et dont notre échappatoire est le col « tout proche », mais situé bien plus haut sur l’arête minérale. S’il n’était pas aussi haut, le lac ferait un excellent lieu de bivouac.

Compter environ cinquante minutes pour s’approcher du pied du col et en finir avec les zigzags qui en gardent l’accès. Montée éprouvante, mais sans souci. Du sommet, on bénéficie d’une agréable vue sur le lac et les sommets environnants. L’autre versant, est plus aisé et donc beaucoup plus fréquenté, car le principal flot de randonneurs et promeneurs monte du Fond de Cerrières. Beaucoup de randonneurs du dimanche, certains avec de tous petits chiens qui tirent une belle langue à l’arrivée au sommet ! Gros cairn sur l’arête, au col et possibilité pour ceux qui le souhaitent d’aller encore plus haut. La descente jusqu’à Fond de Cerrières est aisée, tranquille, presque reposante par rapport à la montée du matin. D’abord descendre une demi-heure dans les lacets à travers les éboulis de schiste. Balisage et cairns, large sentier, pente « douce ». Arrivée sur l’alpage, le long du torrent de Pierre. 13h28, l’heure du pique-nique. Tout le monde casse la croûte au col, entassé les uns sur les autres, avec une belle brise. Ici, je suis seul dans l’herbe grasse, au bord d’un torrent qui glougloute gentiment aux oreilles. 30°C en plein soleil.

Excellent lieu de pique nique à l’herbe douce et tendre pour le dos qu’il est bien mal aisé de quitter ! Encore une heure est nécessaire pour traverser un long pierrier et descendre les derniers lacets envahit d’eau des torrents jusqu’au hameau alpin des Fonds (2.000 m).

Vieilles maisons d’alpage aux toits de bardeaux et gîte d’étape accessible en voiture. Parking presque complet et pèlerins de tous bords attablés. Le temps de laisser passer la chaleur, de lui donner suffisamment d’avance sur le sentier, je prends deux coca bien frais. 5,80 euros. Cà met le litre à ?... L’inflation connaît des sommets avec l’altitude. Bien évidemment le bivouac est interdit par de larges panneaux. Il ne me viendrait pas à l’idée de bivouaquer près du hameau, entre les voitures et les touristes à tongs… Joli hameau de montagne pittoresque, si on ferme les yeux sur le parking aussi achalandé que celui d’un supermarché.

Pour le col de Péas, il faut faire demi-tour, franchir à nouveau le pont de bois et s’engager sur le sentier de droite. Une dizaine de minutes d’ascension donne accès à un sentier en faux plat menant jusqu’à la bifurcation pour les lacs. Un petit troupeau de vaches hagardes fait le tri entre les randonneurs allant aux lacs et ceux montant au col. D’ici le sentier grimpe un peu jusqu’au pied d’une grosse moraine que l’on va franchir lentement. Mais d’abord, discussion avec ces deux promeneurs italiens qui descendent du col et sont une excellente source d’information : de l’eau, des terrains plats ? On parle du Queyras et d’autres balades, des coins que nous connaissons comme le Mercantour, etc. Bien sympathique cette conversation d’une vingtaine de minutes, car très souvent en rando solitaire, on ne discute que dans sa tête.

Cette moraine est un peu malaisée à grimper, avec un sol en pierres et cailloux qui glissent sous le pied et empêchent l’adhérence. Mais comme pour tout, on en vient à bout un pas après l’autre. En haut, ce n’est pas encore le col, mais retour de l’alpage, avec prairie et pente plus douce. Les marmottes courent en tous sens. Au cas où, je remplis les deux bouteilles au dernier ruisseau, sait-on jamais si de l’autre côté. Le col est là, plat, large, herbeux et très venté. Juste le temps de prendre quelques photos et hop, déjà dans la descente. Les deux litres supplémentaires se font sentir et sont bien inutiles, tant ce versant du col est bien mieux fourni que l’autre, avec plus de ruisseaux et plus gros ! Mais je ne vais pas jeter cette eau pour autant. Descente facile en alpage pentu. Ruine de bergerie.

L’objectif suivant, une fois le col franchit, est de descendre suffisamment bas, pour passer une nuit un peu moins froide que les trois précédentes. Justement se trouve loin en bas, encore dans le soleil finissant la bergerie de Péas et je suppose que le GR58 y passe. Mais, car il y a un « mais », une bifurcation pour « Souliers » fait emprunter un sentier étroit à flanc de montagne, apparemment schisteux. On connaît mon aversion pour ce type de chemin. Il est 18h46. Un rapide coup d’œil à la carte m’incite à abandonner le GR58 pour gagner la piste carrossable qui descend vers la bergerie de Péas. Cette piste descend jusqu’à Château Queyras.

19h22, à l’approche de la bergerie, une petite butte herbeuse sur la gauche fera mon bonheur pour la nuit.

Je monte rapidement la tente au milieu d’une nuée de mouches agressives.

14°C sous la tente à 22h00.

Bonne nuit les petits !

 


Date de création : 28/02/2010 @ 15:29
Dernière modification : 28/02/2010 @ 15:29
Catégorie : QUEYRAS - GR58
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